Du 28 janvier au 20 mai 2012, le CNCS vous proposera une nouvelle exposition "l'envers du décor". Première exposition du CNCS consacrée à la mise ne scène théâtrale, aux décors et aux trucages. Un voyage historique, ludique et interactif dans les coulisses du théâtre du 19éme siècle.
Du 28 janvier au 20 mai 2012, le CNCS invite le public à soulever le rideau de scène afin de découvrir un monde qui d'habitude lui est caché, celui des coulisses.
Fonctionnement de la machinerie, mouvements des décors et trucages seront décortiqués au fil d'un parcours de vitrine animées.
Pour conclure, il terminera son voyage dans l'envers du décor par une plongée dans les "dessous" du plateau, il sera alors prêt à monter sur scène ou y disparaître...tel le fantôme de l'opéra.
Alain Batifoulier et Simon de Tovar, scénographes de l'exposition, ont conçu huit vitrines mécanisées contenant chacune un célébre décor reconstitué, entre autre :
De part et d’autre de ces reconstitutions de décors, des éléments de machinerie articulés et projetés, expliqueront mieux que tout discours le fonctionnement du théâtre. Le visiteur découvrira, par exemple, ici les trappes anglaises et les cabestans, là les changements à vue et les effets lumineux...des maquettes à échelle réduite, réalisées par les services techniques de la Comédie-Française et des éléments de machinerie de scène de l’Opéra national de Bordeaux, permettront aux visiteurs de manipuler eux-mêmes la machinerie théâtrale.
Parallèlement à ces reconstitutions, seront exposés de magnifiques dessins, aquarelles, huiles, esquisses de décors datant du XIXe siècle, accompagnées de théâtres miniatures et de quelques maquettes en trois dimensions. Le visiteur admirera par exemple la maquette construite du « Vieux Paris », tableau 2 de l’acte V des Huguenots, opéra de Meyerbeer, une des oeuvres symboliques du « grand opéra » ou opéra historique, qui naquit au 19éme siècle et triompha partout en Europe.
La réunion de ces divers éléments illustrera l’importance prise par la scénographie au XIXe siècle à la Comédie-Française et à l’Opéra de Paris. Ces grands théâtres institutionnels ne craignirent plus alors d’adopter les trucages, souvent conçus pour les spectacles de féeries représentés sur les scènes qualifiées alors de secondaires, inventions à grands effets qui, au début du siècle, étaient jugées indignes des scènes
prestigieuses. Ces scénographies nouvelles sont au service d’une révolution, celle de ces genres nouveaux, le drame, l’opéra historique, le ballet romantique qui démodent la tragédie parlée et lyrique en vogue jusque là.
Cette exposition a été réalisée grâce aux prêts de la Bibliothèque nationale de France (Bibliothèque – Musée de l’Opéra, Département des Arts du spectacle), de la Bibliothèque-Musée de la Comédie-Française, des Maisons Victor Hugo,de l’Opéra national de Bordeaux et de collectionneurs.
Commissaire : Catherine Join-Diéterle,
Conservateur général honoraire des musées de la Ville de Paris.
Scénographes : Alain Batifoulier, Simon de Tovar.